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La disparition — Georges PEREC

PEREC, Georges. La Disparition, France, Gallimard, collection l’Imaginaire 

Anton Voyl a un malaise, une fêlure, un tourment. Puis, il disparaît. Amaury Conson, apprenant la nouvelle, se précipite chez Anton pour y trouver quelque indice. Mais tout est flou, obscur. Volontairement? Cette première disparition poussera Amaury à réunir un groupe d’amis (mais à quel point?) à la recherche d’Anton… et les disparitions s’accumuleront. Disparition des personnages, certes, mais disparition de quelque chose de bien plus important encore, de plus grave. La Disparition est ce qui se produit quand Perec tente l’humainement impossible… et réussit! Tout un exploit, tant par son absence de la lettre la plus fondamentale de la langue française (eh oui, ne cherchez pas la lettre « e » ici!) que par son excès rédactionnel. Véritable catharsis littéraire, et une façon fantastique de s’initier à Perec.

François-Alexandre Bourbeau