Les toits de Paris (Timothée Silie)

Le ciel nous appartient — Katherine Rundell

« Il ne faut jamais négliger une possibilité. » Voilà le leitmotiv de Sophie, qui la guidera tout au long de cette aventure fabuleuse et poétique que nous offre Katherine Rundell. Un premier roman à l’imaginaire foisonnant et au style riche et flamboyant, comme les cheveux de Sophie!

Le ciel nous appartientAu matin de son premier anniversaire, la petite Sophie a été retrouvée dans un étui de violoncelle, flottant sur les eaux de la Manche, emmaillotée dans la partition d’une symphonie de Beethoven. Elle est alors recueillie par Charles, lui aussi survivant du Naufrage, un érudit pour le moins farfelu qui protégera et aimera Sophie comme sa propre fille.

En grandissant, malgré les bons soins de Charles et l’amour qu’elle lui porte, Sophie demeure persuadée que sa mère est toujours en vie. Le souvenir qu’elle en conserve est demeuré intact. Elle n’a qu’à fermer les yeux pour la revoir avec ses cheveux courts et son pantalon rouge, laissant danser son archet sur les cordes de son violoncelle.

Une mère, pensait-elle, était quelque chose de vital, comme l’air et l’eau. Même une mère de papier valait mieux que rien du tout. Même une mère imaginaire. Une mère c’était un lieu où déposer son cœur. Une aire de repos où reprendre son souffle.

Mais lorsque la détestable Miss Elliot, des services d’aide à l’enfance, menace de retirer à Charles la garde de la petite qui a maintenant douze ans, celle-ci décide de s’enfuir. Elle quitte Londres pour Paris à la recherche de sa maman perdue. Débute alors une aventure hors du commun sur les toits de Paris où elle fera la rencontre de Mateo, Safi et Anastasia, les danseurs du ciel. Avec eux, elle explorera le ciel de la ville lumière, dansant sur les toits, dans l’espoir d’entendre les notes d’un violoncelle jouant le requiem de Fauré… Que nous avons l’impression d’entendre à notre tour tellement on se laisse imprégner par l’histoire dans laquelle la musique est omniprésente, comme un langage, qui rythme le texte et enchante notre lecture. Et que des dire des toits de Paris que j’avais l’impression de fouler à ses côtés.

© Bernard Laguerre

Elle n’avait jamais eu moins peur de toute sa vie. C’était peut-être ça, l’amour. Non pas quelque chose qui vous procure le sentiment d’être unique. Mais plutôt quelque chose qui vous donne du courage. Comme une ration d’urgence dans le désert, ou une boite d’allumettes au fond d’une forêt obscure. L’amour et le courage: deux mots pour désigner la même chose. Peut-être n’était-il même pas nécessaire que la personne soit avec vous. Il suffisait qu’elle soit en vie, quelque part. La mère de Sophie était tout cela, depuis toujours. Un lieu où déposer son cœur. Une air de repos où reprendre son souffle. La carte d’une constellation.

Voilà une véritable histoire d’amour et de courage, un message porteur d’espoir, de confiance et d’entraide, une invitation à ne jamais laisser tomber… à faire confiance en la vie… à ne négliger aucune possibilité.

Un enchantement!

Mélanie

©Image à la une: Les toits de Paris (Timothée Silie)

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  • Par Holly Goldberg Sloan
  • Éditeur  Gallimard Jeunesse
  • Collection :Hors serie littérature
  • Paru le

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