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HOZUKI — Aki Shimazaki

hozukiVéritable petit bijou!

Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Et bien qu’elle écrive en français, ses romans sont très japonais dans leur essence.

HOZUKI est le second volet de sa récente pentalogie, amorcée avec AZAMI, livre pour lequel elle a été finaliste au Prix des libraires du Québec 2015. Bien que j’ai beaucoup aimé ce dernier, Hozuki m’a touché davantage. Ce roman fait partie de ceux que j’aurais voulu qu’il ne se termine jamais. Je l’ai refermé avec une certaine nostalgie…

Le premier roman (AZAMI) nous racontait la rencontre fortuite entre Mitsuo, jeune rédacteur pour un magazine historique, et une ancienne camarade de classe de l’école primaire, la belle et mystérieuse Mitsuko. Il la revoit de nombreuses années plus tard dans un bar prestigieux. La jeune femme y est alors entraineuse (une version moderne de la geisha). Même s’il est marié et aime sa femme, Mitsuo, le narrateur, entretiendra une liaison avec la jeune femme. Ce premier volet questionne ce qui se cache derrière les apparences…

Dans le second volet (HOSUKI), nous retrouvons Mitsuko qui devient cette fois narratrice. Il n’y sera plus question de son amant, sinon de façon vague. On s’intéresse ici à l’histoire de la jeune femme et à son rôle de mère. Mitsuko tient une librairie d’occasion spécialisée en ouvrages philosophiques. Elle y est heureuse avec sa mère et son fils Tarô. Mais chaque vendredi soir elle redevient entraineuse dans le fameux bar haut de gamme afin de demeurer indépendante financièrement. Mitsuko est une femme fière, têtue et très cultivée.

On apprendra au fil des pages à connaître son fils et la relation qui les unit. Tarô est métis. Il a sept ans et il est sourd et muet. On découvrira plus tard que Mitsuko n’est pas la mère biologique de l’enfant, bien que celui-ci l’ignore. Les circonstances de leur rencontre, qu’elle nous livrera comme un secret, sont à la fois troublantes et grandioses. Et c’est là le cœur même du roman.

L‘auteur questionne cette fois-ci la nature même de l’amour maternel et la force des liens qui unit deux êtres.

Un roman sobre et puissant à la fois. Un pur ravissement, comme toujours.

Mélanie

2 réflexions sur “HOZUKI — Aki Shimazaki

  1. Annie dit :

    Ma rencontre avec les livres d’Aki Shimazaki a été un pur hasard. Chacun de ses livres est une découverte en soi. Un bijou.
    Comme chacun de ses livres, Hozuki a été une lecture à la fois sobre et puissante.
    Je suis impatiente de lire le prochain !

  2. Mélanie dit :

    Elle a été pour moi une révélation! Je suis tombée sous le charme de son écriture somptueuse. Je suis impatiente aussi!

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