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Du côté de chez Alice

Oxford le matin. Oxford, mythique panthéon de la haute éducation britannique, reconnaissance mondiale inébranlable, ville marquée par l’histoire, bonne ou atroce, peu importe… Oxford le matin, ça vaut la peine de se l’imaginer un instant. Tout juste à côté du Christ Church College sied une petite maison en briques et un jardin aux mille coups de pinceaux. C’est presque si je pouvais apercevoir Alice chercher son chemin. En fait, Lewis Carroll l’y a d’abord aperçue.

Jardins Alice

Eh oui, c’est dans ce jardin même que Carroll a eu l’idée de l’heure du thé chez le chapelier fou!

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C’est que si je suis venu à Oxford, c’est certes pour réclamer mon droit de mémoire de son collège, mais aussi parce que vous aurez probablement discerné (sinon je vous le vends maintenant en mille!) ma passion pour Alice au pays des merveilles. L’ayant lu plusieurs fois, ayant même appris le célèbre poème anglo-saxon « Jabberwocky » par cœur (que je me suis récité en déambulant le long de Radcliffe Camera, question de ne pas me ménager le logos), je me rendais compte que tout cela prenait dorénavant une valeur sentimentale. Fiat lux.
Partout sur le campus, on peut trouver des allusions à Alice ou des sources d’inspirations pour les personnages, les décors. Prenez ce minuscule ruisseau jaillissant d’une arche ciselée dans un mur de brique couvert de vignes rouges, situé tout juste à côté d’une boutique aux étagères de bois bondées de thé, de confitures et de confiseries. Eh bien cette boutique, c’est celle où Alice rencontre un mouton exubérant, où une rivière coule. Les jardins, les collèges, les labyrinthes… Pas étonnant que Carroll ait été frappé d’inspiration!

Oxford University Press Bookshop

Je ne peux pas non plus passer sous silence la vénérable Oxford University Press, surtout reconnue pour ses ouvrages de référence et ses éditions détaillées des grands classiques de ce monde (Shakespeare, Jonson, Swift, Joyce, Verne, Zola, Marlowe, etc., parce que si je commence à les nommer tous, on n’est pas sorti de l’auberge.). Quelle ne fut d’ailleurs pas ma surprise lorsque je suis arrivé à sa librairie! Naturellement, j’en suis ressorti les mains pleines, c’est plus fort que moi! L’odeur du livre est enivrante.

Et le Pays des merveilles, lui, est resplendissant.

François-Alexandre

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