Corps conducteurs

CORPS CONDUCTEURS — Sean Michaels [Alto]

CORPS CONDUCTEURS est un roman musical envoûtant!  Avec un sens aiguisé du rythme et une plume de chef d’orchestre, l’auteur-virtuose, Sean Michaels, nous raconte le parcours pas banal du tout de l’inventeur russe Lev Sergueïvitch, que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de Léon Thérémine, créateur de l’instrument éponyme.

Le son du thérémine n’est rien d’autre qu’un pur courant électrique. C’est le chant de l’éclair tapi dans les nuages. Jamais sa mélodie ne vacille ni ne s’épuise; elle persiste, reste, tient, dure, s’attarde. Elle ne vous abandonne jamais. À cet égard, elle est meilleure que nous tous.

Si sa trajectoire comme savant, inventeur prolifique, espion et musicien nous fascine, c’est son amour pour Clara Rockmore qui nous fait vibrer à l’unisson. Et c’est à elle qu’il s’adresse tout au long de cette symphonie, nous offrant à lire un roman comme une longue lettre à la femme aimée, mais inaccessible, « la plus grande joueuse de thérémine que le monde connaîtra jamais ».

La nuit, lorsque tout le monde était parti, j’inventais avec un crayon court des objets qui n’existaient pas encore […]. Et puis, un jour, je t’ai rencontrée.

CORPS CONDUCTEURS est à la fois une histoire de science et d’espionnage, d’amour et de musique sur fond de guerre froide et d’une Amérique de tous les possibles. Une histoire plutôt fantaisiste, mais bien ancrée dans le réel afin d’ajouter une touche de magie et d’étincelles à la réalité. Parce que nous avons tous besoin de rêver un peu… et c’est là que nous transporte l’auteur avec sa plume enchanteresse : dans le rêve. J’ai eu le sentiment, après quelques pages seulement, d’être happée par l’histoire. J’avais l’impression joyeuse d’entrer dans un livre de contes avec aucune envie d’en ressortir avant d’avoir rencontré le point final.

Tu m’as souri et j’ai réalisé que jamais nous n’avions été ainsi tous les deux, dans un endroit comme celui-ci, un lieu sans projecteurs ni recoins, où l’éclairage nous révèle tels qu’on est, brillants ou ternes. Mais nous avons souri ensemble, encore en couleurs.

Soulignons aussi le travail de traduction de Catherine Leroux (La marche en forêtLe mur mitoyen, Madame Victoria) qui a su respecter le texte original et nous le rendre dans toute sa splendeur!

Un pur délice!!!

Mélanie

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