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Chronique du 19 avril: Salon du livre de Québec

J’étais cette fin de semaine à Québec dans le cadre du Salon international du livre de Québec. Car c’est pas un secret, j’adore les livres, la littérature, les auteurs… mais je déteste les foules et ma sœur, qui m’accompagnait, tout autant que moi. Et nous avons choisi de nous y rendre samedi après-midi!!! Probablement le pire moment pour ceux qui n’aiment pas les foules…

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D’ailleurs je lisais  dans les médias que le Salon international du livre a connu une affluence record cette année avec 67 000 visiteurs. Et ce malgré le beau temps, car OUI il faisait beau et chaud à Québec cette fin de semaine. Le record a été établi samedi avec 19 000 personnes pour cette seule journée.

La libraire et amoureuse des livres que je suis se réjouit en lisant ces chiffres, mais samedi après-midi au milieu de la foule, à recevoir des coups de sacoches et des coups de coude en tentant de m’approcher d’un livre qui me faisait de l’œil au loin… Mettons que j’étais un peu moins zen…

Ma sœur et moi avons donc sillonné les dédales du salon, évitant les coups de sacoche et regardant de loin les livres, ayant même de la difficulté à voir les auteurs. Il y avait une file d’attente monstrueuse qui serpentait en plein centre du salon. Pas moyen de voir qui se cachait derrière dans l’attente de signer des centaines de dédicace… Dans le détour, nous avons croisé le bédéiste Alex A, celui qui se cache sous sa tuque et derrière le célèbre Agent Jean. Il était là pour lancer la saison 2 de sa très populaire série. Les yeux pétillants des fans qui attendaient  pour faire dédicacer leur dernier numéro de l’Agent Jean faisait plaisir à voir.

Après 2h à se faire bousculer, nous avons décidé de quitter le salon et d’aller profiter du soleil sur une superbe terrasse de la rue Cartier à Québec en buvant un verre de Chardonnay. Là on peut dire que nous étions ZEN!!! :-)

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Mais qu’à cela ne tienne. Je me suis armée de patience et j’ai décidé d’y retourner le lendemain… en espérant que tout le monde profiterait à leur tour du soleil et des terrasses. En effet. Beaucoup moins de monde. Beaucoup plus d’espace et surtout: de superbes rencontres!

Car c’est ça que permet un événement comme celui-ci : de faire le pont entre le lecteur et celui qui se cache derrière les mots. Et j’ai été gâtée. Je marchais dans une allée vers le kiosque des éditions Mémoire d’encrier quand je l’ai vu: Dany Laferrière. Le monument.

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J’étais impressionnée, je dois l’admettre. C’est probablement un de nos plus grands écrivains et, qui plus est, membre de l’Académie française. D’ailleurs, une jeune fille qui accompagnait sa maman dans la file juste devant moi et qui ressemblait à la petite Vava de l’Odeur du café dit à sa mère : « j’ai entendu papa dire que Dany Lafferière était un immortel? Comment est-ce possible? Ça veut dire qu’il ne va jamais mourir? » Elle le voyait sans doute comme un super héros avec sa cape verte et ça me faisait sourire. Pour ma part, je me suis approchée de cet immortel avec, dans les mains, son tout dernier ouvrage : Tout ce qu’on ne te dira pas Mongo dans lequel il raconte ses quarante années de vie ici comme une longue lettre d’amour au Québec. Il a pris le temps de discuter avec moi, de mon métier de libraire, et de m’écrire un petit mot en plus d’y ajouter un dessin; celui d’une charmante petite cabane sur laquelle il a écrit en majuscule le nom de la librairie. Il a pris le temps. Et ça m’a touchée.

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Ensuite j’ai poursuivi mon chemin et là, j’ai capté le rire sonore de Fanny Britt (LES MAISONS), celui pétillant de Kiev Renaud (Je n’ai jamais embrassé Laure) et aussi l’énergie communicative de Nathalie Rivard (Courir autour du monde). Au fil de mes pas, j’ai croisé le regard vif et allumé d’auteurs au talent immense: Anaïs Barbeau-Lavalette, Élise Turcotte, Elsa Pépin, Patrick Nicoll… tous en pleine discussion avec leurs lecteurs.

Et un peu plus loin : Kim Thuy. LA rencontre. Je suis arrivée devant elle et j’avais l’impression de me retrouver devant une amie pour prendre un café. Nous avons discuté un peu de son roman, à peine. Même si celui-ci, tout autant que RU et MAN, m’a émue et bouleversée. C’est encore une fois un immense coup de cœur! Mais ce dimanche là, au cœur du brouhaha, nous avons surtout parlé de la vie, de la Gaspésie aussi. Et elle m’a proposé de venir faire un tour dans la Baie-des-Chaleurs, un jour. Une première rencontre de plusieurs… peut-être.

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Et, alors que je quittais le salon. Juste avant de franchir les portes du centre des congrès, un jeune homme entre, me souris, me dis bonjour et passe son chemin. Il me disais quelque chose… Je me retourne et demande : David, c’est ça? Il dit oui, s’arrête et nous commençons à discuter de son roman et surtout du prochain. C’était David Goudreau, dont je vous ai parlé à maintes reprises pour son roman LA BÊTE À SA MÈRE et dont le deuxième volet sort dans quelques jours à peine.

Bref, mon dimanche au salon du livre fut une merveille. Et ce qui m’a frappé, c’est la générosité des auteurs que j’ai rencontrés. Leur présence authentique à l’autre, au lecteur.

 

 

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