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Petite pause, grand projet!

Vous aurez remarqué que j’étais beaucoup moins présente sur le blogue depuis quelques semaines… Et cela s’explique par le fait que je travaille présentement sur un gros projet qui exige beaucoup de temps. J’en ai donc moins pour écrire des billets. Cela dit, je demeure présente et active sur la page Facebook de Carnet d’une libraire pour partager avec vous mes lectures du moment, mes coups de cœurs et autres suggestions littéraires.

Je ne peux rien vous révéler du projet pour l’instant, mais je vous invite à me suivre sur Facebook pour plus de détails au fil des semaines. #impatiente

Mélanie

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Du côté de chez Alice

Oxford le matin. Oxford, mythique panthéon de la haute éducation britannique, reconnaissance mondiale inébranlable, ville marquée par l’histoire, bonne ou atroce, peu importe… Oxford le matin, ça vaut la peine de se l’imaginer un instant. Tout juste à côté du Christ Church College sied une petite maison en briques et un jardin aux mille coups de pinceaux. C’est presque si je pouvais apercevoir Alice chercher son chemin. En fait, Lewis Carroll l’y a d’abord aperçue.

Jardins Alice

Eh oui, c’est dans ce jardin même que Carroll a eu l’idée de l’heure du thé chez le chapelier fou!

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C’est que si je suis venu à Oxford, c’est certes pour réclamer mon droit de mémoire de son collège, mais aussi parce que vous aurez probablement discerné (sinon je vous le vends maintenant en mille!) ma passion pour Alice au pays des merveilles. L’ayant lu plusieurs fois, ayant même appris le célèbre poème anglo-saxon « Jabberwocky » par cœur (que je me suis récité en déambulant le long de Radcliffe Camera, question de ne pas me ménager le logos), je me rendais compte que tout cela prenait dorénavant une valeur sentimentale. Fiat lux.
Partout sur le campus, on peut trouver des allusions à Alice ou des sources d’inspirations pour les personnages, les décors. Prenez ce minuscule ruisseau jaillissant d’une arche ciselée dans un mur de brique couvert de vignes rouges, situé tout juste à côté d’une boutique aux étagères de bois bondées de thé, de confitures et de confiseries. Eh bien cette boutique, c’est celle où Alice rencontre un mouton exubérant, où une rivière coule. Les jardins, les collèges, les labyrinthes… Pas étonnant que Carroll ait été frappé d’inspiration!

Oxford University Press Bookshop

Je ne peux pas non plus passer sous silence la vénérable Oxford University Press, surtout reconnue pour ses ouvrages de référence et ses éditions détaillées des grands classiques de ce monde (Shakespeare, Jonson, Swift, Joyce, Verne, Zola, Marlowe, etc., parce que si je commence à les nommer tous, on n’est pas sorti de l’auberge.). Quelle ne fut d’ailleurs pas ma surprise lorsque je suis arrivé à sa librairie! Naturellement, j’en suis ressorti les mains pleines, c’est plus fort que moi! L’odeur du livre est enivrante.

Et le Pays des merveilles, lui, est resplendissant.

François-Alexandre

zviane

PING PONG — Zviane

couverture_ping-pongZviane, Sylvie-Anne Ménard de son vrai nom, est maintenant une incontournable de la BD éditée au Québec. Que ce soit par ses blogues, ses livres (L’ostie de chat, Apnée, Les deuxièmes et ses recueils) ou par sa présence dans le milieu, la jeune auteure prend bien sa place.

Graphiquement, Ping Pong n’offre pas l’élégance graphique de son érotico-musical livre Les deuxième, mais ça s’explique puisqu’il s’agit ici d’un dessin tiré d’un blogue axé sur le message, sur une réflexion. On pourrait même parler d’un essai version dessinée. Parce que Ping Pong se veut une réflexion sur la création, sur l’art en général, sur ces répercutions et surtout sur le travail de l’artiste. Zviane y parle beaucoup de musique classique puisque c’est son domaine de formation. Fait intéressant : cette musicalité vient appuyer la lisibilité de l’ouvrage, car question rythme, elle s’y connaît!

fin du mondeLa première version, auto-éditée dans un format libre de droit d’auteur à 500 exemplaires, est partie très rapidement. Cette nouvelle version est truffée de commentaires. Afin de s’y retrouver simplement, tout ce qui date de l’ancienne version est en noir et les commentaires dans les marges, ainsi que les nouveaux dessins, apparaissent en vert. L’exercice a d’ailleurs été lancé à plus grande échelle et près de 20 auteurs jouent à ce drôle de ping-pong réflexif, en ajoutant des pages imprimées en vert dans la deuxième partie de leur ouvrage. Jimmy Beaulieu, Lewis Trondheim, Julie Delporte et Francis Desharnais sont du nombre.

Ce genre de recueil a été conçu en format web, donc publié avec des décalages temporels. Lorsqu’on tient le livre entre les mains, il est agréable aussi de créer ce décalage, de laisser traîner l’objet et d’y revenir à travers d’autres lectures. D’ailleurs, cette lecture intercalée jette un éclairage différents sur les lectures en cours!

Dany Arsenault

Les vacances du petit chaperon rouge

Vacances du petit chaperon rouge (Les), RogéNée au Québec, l’auteure Johanne Gagné possède un grand talent pour transformer les contes populaires en version plus contemporaine. Elle fait revivre les personnages des fables dans des textes plus modernes. L’album Les vacances du Petit Chaperon rouge en est un bon exemple.

Ce récit, si bien illustré, nous charme par les dessins enfantins et colorés de Rogé (Roger Girard). Cet illustrateur québécois mérite toujours de beaux compliments pour son style et ses créations.

Résumé du livre

Partir à la plage sans son livre préféré, mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

Étienne est en vacances au bord de la mer. Dans sa valise, il a son maillot, ses pelles et ses seaux. Cependant, il a oublié son livre favori sur son lit. Dommage, le Petit Chaperon rouge n’a pas suivi… Bien sûr, au début, l’héroïne en est ravie. Elle a bien droit à de petites vacances elle aussi. Se faire manger tous les soirs par un loup n’est tout de même pas de tout repos … surtout avant le dodo !

Mais après quelques jours, elle trouve le temps long et les autres personnages commencent eux aussi à tourner en rond. Pour rigoler et permettre à tous de s’amuser, le petit chaperon trouve rapidement une solution. Pourquoi de pas changer les rôles pour vivre un brin de folie pendant qu’Étienne est parti ? Décidemment, cette idée pour tromper l’ennui réserve au petit un retour rempli de nouvelles péripéties…

Appréciation de l’album

Présenté sous un ton humoristique, Les vacances du Petit Chaperon rouge est un album aux idées et aux couleurs flamboyantes. Le texte est bien rythmé, la typographie est stylisée et les illustrations reflètent une belle naïveté.

L’idée de laisser l’héroïne narrer sa propre histoire offre aux lecteurs une relation plus intime avec le personnage. De plus, lui donner la liberté de tout réinventer rend l’aventure divertissante et souvent… très surprenante. L’histoire est vivante…

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L’ouvrage est intéressant pour enrichir les compétences en lecture des enfants. En s’amusant à comparer les éléments non-conventionnels du récit avec le conte traditionnel de Perrault, on peut facilement explorer la compréhension. Avoir un référent en lecture suscite l’intérêt et le goût de la découverte. Ce genre d’histoire peut donner une faim de loup aux enfants pour dévorer contes et légendes.

Les vacances du Petit Chaperon rouge, un conte à la déroute pour le chemin des vacances !

Marilyn